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Dérivés des robots industriels, les premiers robots chirurgicaux se sont vite imposés comme de véritables assistants médicaux pour les chirurgiens. Précis, sécurisés et multitâches, la médecine de demain peut compter sur la robotique.

Un peu d’histoire…

Les robots utilisés en chirurgie sont plutôt récents, mais depuis la première opération avec le robot Puma 260, les innovations n’ont de cesse de faire leur apparition sur le marché.

1985 : le robot fait son entrée en bloc

En 1985, des chirurgiens californiens utilisent le robot Puma 260 dans le cadre d’une biopsie du cerveau, un organe où le moindre faux geste peut avoir des conséquences irrévocables pour le patient. La mission de ce robot était donc d’insérer une aiguille dans l’espace crânien. Ce premier succès marque un tournant pour le monde médical, en particulier pour les disciplines réputées difficiles comme la neurochirurgie.

1986 : IBM et la robotique médicale

Seulement un an après, le robot Scara fait son entrée en chirurgie orthopédique. L’appareil a été conçu par IBM Yorktown Heights et des ingénieurs de l’université de Californie. Inspiré par ce dernier, Russ Taylor et William Bargar inventeront le ROBODOC quelques années plus tard à Sacramento. Relié à un ordinateur, il assiste depuis les chirurgiens à créer une cavité d’implant dans le fémur dans le cadre d’une pose de prothèse de la hanche. La technique a fait ses preuves : on a observé que la prothèse était bien mieux placée comparativement à des techniques opératoires traditionnelles.

1989 : atteindre des zones délicates du corps humain

En 1989, le laboratoire des techniques de l’imagerie, de la modélisation et de la cognition de Grenoble met au point Speedy, un robot permettant de localiser et d’atteindre des zones cérébrales profondes. Grâce à lui, le traitement de patients atteints de pathologies neurologiques demandant un haut niveau d’expertise et de précision a pu être accompli.

1990 : nouveau succès pour le robot Puma

En 1990, une autre version du premier robot Puma permet à des médecins londoniens de réaliser une ablation de la prostate.

1997 : le robot Zeus

En 1997, le robot Zeus de Computer Motion rend même possible la reconnexion de trompes utérines.

1998 : Da Vinci, l’allié des médecins depuis plus de 20 ans

Enfin, le plus célèbre des robots est sans doute le modèle Da Vinci, initié en 1998. Il a effectué le premier pontage coronarien en Allemagne. Il permet d’assister le chirurgien lors d’opérations de l’abdomen principalement, parfois même des poumons.

Remplacer le chirurgien avec la technologie ? L’avis de l’ESEM France

Si la précision et l’efficacité de tels appareils technologiques en chirurgie sont bien réels, un autre aspect l’est tout-autant : les robots chirurgicaux sont avant tout une « aide » aux médecins. Le médecin est l’initiateur des gestes du robot, c’est bien lui qui dirige l’opération chirurgicale… On est donc bien loin du fonctionnement et de l’image du robot industriel, rappelle l’ESEM France.