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La bonne mémorisation et la compréhension sont des facteurs déterminants pour votre réussite en école de santé… Et pour l’ « après ». Savez-vous seulement comment fonctionne-t-elle ? Si le cerveau entretient toujours une immense part de mystère aujourd’hui, la communauté scientifique a identifié quelques-uns de ses mécanismes clés… « Des mécanismes qui méritent toute notre attention (…) » selon l’ESEM France, car ils permettent d’améliorer nos capacités d’apprentissage et de mémorisation.

Il n’y pas de mémoire mais DES mémoires !

À l’attention des étudiants en santé : seuls les éléments qui conduisent à une grande activité neuronale, dans la durée ou dans l’intensité, intègreront votre mémoire…

Le paradoxe de la mémorisation…

Nos souvenirs ne sont pas une reproduction parfaite de la réalité.

Ils sont une reconstitution « appauvrie » du passé en quelque sorte, ou du moins une reconstitution partiellement correcte… C’est le principe de la « mémoire éliminative » : les mécanismes de nos cerveaux tendent avant tout à nous permettre de nous souvenir des expériences qui peuvent nous être utiles dans le futur… Mais alors, force est de constater que le cerveau ne juge pas toujours dans votre intérêt à vous, étudiant en médecine, car vous auriez vraiment aimé vous souvenir de ce chapitre de chimie organique pour vos partiels…

 

Aujourd’hui, les scientifiques classent la mémoire en trois grandes catégories :

1 La mémoire sensorielle

Elle correspond aux stimulus détectés par nos 5 sens (la vision, l’audition, le toucher, l’ouïe, l’odorat).

C’est la mémoire la plus brève. Elle est cependant très importante car tout stockage de l’information a lieu grâce à la perception. À cet égard, nous avons tous une sensibilité plus ou moins accrue à un ou plusieurs sens : un élève peut très bien emmagasiner plus naturellement un contenu visuel qu’auditif… D’où l’intérêt d’apprendre à se connaître pour mettre en place des méthodes de travail plus efficientes, rappelle l’ESEM.

2 La mémoire de travail

On l’appelle plus communément « mémoire à court terme ». C’est notre aptitude à retenir une donnée pendant un laps de temps inférieur à 1 minute. Sa finalité est donc immédiate.

Il peut s’agir par exemple de retenir une série de chiffres. Si vous retenez cette information un certain temps dans votre mémoire à court terme, l’information peut éventuellement transiter vers votre mémoire à long terme…

3 La mémoire à long terme

Arrivée ici, l’information peut perdurer un très long moment : une semaine, un an… Ou toute la vie.

Mais cette catégorie de mémoire se décline en plusieurs types : la mémoire épisodique (ex : le souvenir du cours d’odontologie d’avant-hier), la mémoire sémantique (elle concerne les faits et des connaissances définitives, ex : les rôles des dents sont la mastication, la déglutition et la phonation), la mémoire procédurale (ex : se laver les dents). Enfin, la mémoire implicite, plus subtile et moins évidente, qui concernerait des informations latentes, inconscientes mais qui affecteraient néanmoins nos comportements… Comme la sensation d’avoir lu quelque part cet article de l’ESEM France sur la mémoire ?