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L’enquête du groupe Randstad de 2017 montre que les étudiant en médecine se dirigent vers ce type d’études afin d’exercer un métier utile et d’aider ou sauver des patients. Ensuite, ils espèrent s’assurer une bonne qualité de vie certainement en tenant compte des salaires assez élevés dans le domaine de la santé. Enfin, contrairement aux idées reçues, ils plébiscitent également la médecine générale. Retour sur cette étude avec l’ESEM France.

Les jeunes intéressés par la médecine généraliste

Malgré les idées reçues comme quoi les étudiants seraient encouragés à se spécialiser, l’enquête montre qu’ils souhaitent pourtant se diriger majoritairement vers la médecine générale (19%). L’anesthésie et la pédiatrie arrivent assez loin derrière et sont choisies par, respectivement, 9% et 8 % des étudiants. Au fond du classement, on retrouve la médecine du travail et la gastro-entérologie qui intéressent 1% et 2% des sondés.

Pour le choix de vouloir exercer la profession de médecin généraliste vient en contradiction avec le fait que les jeunes désirent profiter d’une qualité de vie supérieure. En effet, ces professionnels travaillent beaucoup, environ 57 heures par semaine en 2016, d’après le ministère des affaires sociales. Pour ces jeunes, qualité de vie est surtout synonyme de pluralisme du métier de médecin généraliste et de salaire confortable. En clair, il préfère travailler plus pour gagner plus et varier leurs activités. De plus, il est intéressant de noter qu’il leur est toujours possible de se former à une autre spécialisation plus tard dans leur carrière.

Les étudiants plus attirés par les grandes villes

Autre donnée intéressante : même s’ils ne refusent pas de travailler dans des zones rurales, les jeunes étudiants en médecine sont très majoritairement attirés par les grandes villes. 88% des interrogés indiquent qu’ils souhaitent travailler dans une ville de plus de 150 000 habitants. Paris (19%) et Lyon (18%) arrivent en tête de classement.

Cette information amène de nombreuses questions compte tenue de la situation préoccupante des déserts médicaux dans laquelle la France est plongée. Mis à part cet attachement prononcé pour les grandes villes, les étudiants en médecine sont largement concernés par le problème des désert médicaux (83%). Néanmoins, seulement 6% d’entre eux concèdent que les mesures de l’Etat français pourraient les encourager à s’installer dans des zones rurales, lourdement impactées par ce phénomène. Selon l’ESEM France, la balle est donc dans le camp du gouvernement.